L’Eïnophonie®

Le mot Eïnophonie® est tiré du grec ancien είναι (“être”) et de φωνή (“voix”). Il s’agit d’un travail sur l’Être par la Voix chantée et parlée. Née de la rencontre entre Benjamin Grenard, pneumaphoniste, et Bernard Sensfelder, psychologue et eïnothérapeute, l’Eïnophonie se situe dans l’esprit des travaux de François Roustang et de Serge Wilfart.

 

En bref, il s’agit d’enlever ce qui gêne l’accès à soi-même
puis de restructurer l’Être par un travail sur le Corps et la Voix.

 

Il s’agit donc d’un chemin vers plus de dépouillement intérieur, apportant simplicité, bien-être et profondeur allié à un travail qui permet à l’individu de se manifester de manière plus enracinée et harmonisée par les véhicules que sont le Corps et la Voix.

Démarche proche du Zen axée sur un travail puissant d’incarnation, l’Eïnophonie est la fille de l’Eïnothérapie et de la Pneumaphonie.

Du mal-être au bien-être : quelques mots sur l’Eïnothérapie.

L’Eïnothérapie consiste en du soin pour l’Être et par l’Être… en d’autres termes, d’être et non de faire. En effet, il s’agit de se laisser faire, et de permettre à l’être de re-devenir le moteur du faire. Pour cela, l’Eïnothérapie enlève ce qu’il y a de superflu, en dépouillant l’individu de son masque et en libérant les tensions liées au mal-être. La source du mal-être, selon l’Eïnothérapie, est essentiellement liée à la peur et à la culpabilité. Au plan neurologique, l’influx nerveux subit une dérivation lorsque peur et culpabilité sont éprouvées, or le cerveau d’un individu qui se sent bien fonctionne à l’économie, sans dérivation.

Le mot d’ordre de l’Eïnothérapie est « pour passer du mal-être au bien-être, il faut commencer par enlever…. »

Du Souffle à la Voix en passant par le Corps : quelques mots sur la Pneumaphonie

Il n’y a pas de Voix sans Souffle. Or, le geste respiratoire contient en germe toute l’anxiété de l’individu. Réapprendre à respirer, c’est réapprendre à parler et à chanter. La Pneumaphonie se sert également de l’inverse : réapprendre à chanter pour mieux respirer.

La Pneumaphonie est un puissant travail sur les véhicules que sont le Corps et la Voix, dans lesquels l’harmonie universelle est invitée à circuler de nouveau au fur et à mesure de l’épure du geste respiratoire. La Pneumaphonie montre qu’en se basant sur le Souffle et en réharmonisant la Voix, l’individu se réaligne et se transforme en se mettant au diapason de l’harmonie naturelle. Il s’agit de retrouver le chemin de l’incarnation du bébé qui aurait bien évolué. Au fur et à mesure du travail pneumaphonique, c’est toute la posture de l’individu qui change et un nouvel Être trouve les ressources profondes pour s’affirmer et trouver sa place : l’état d’esprit change, les paroles se modifient, une force tranquille s’installe.

Et l’Eïnophonie® vit le jour…

C’est lors d’expérimentations spontanées d’Eïnothérapie dans le cadre de stage de Pneumaphonie, que l’Eïnophonie est née d’elle-même. Sa naissance s’est faite de manière simple et naturelle. Du reste, les deux approches sont complémentaires en bien des points : notamment une démarche similaire vers le dépouillement de l’Être, une capacité à plonger dans l’intensité de l’Être proche de l’esprit Zen.

Avec la Pneumaphonie, l’Eïnothérapie trouve une possibilité d’incarnation et de restructuration insoupçonnées de sorte que ses effets sont décuplés. Le travail de lutherie sur l’Instrument, le Véhicule, qu’est la Pneumaphonie, trouve en l’Eïnothérapie un focus, une possibilité d’accompagner le travail sur soi notamment sur la peur et la culpabilité qui entravent la libération de l’Être. Avec l’Eïnothérapie, celui qui pratique habituellement la Pneumaphonie ne peut plus faire l’économie d’un travail sur son ombre, aspect essentiel d’un travail complet sur soi. Le Musicien qui habite l’Instrument est donc bien mieux guidé dans l’exploration de lui-même.

Dans l’Eïnophonie, la clarté et la conscience dans une transe légère constituent en outre une magnifique expérience, dont le pratiquant acquiert au fur et à mesure les clefs pour le développement de son autonomie.

Pour approfondir le sujet, nous vous conseillons notamment de lire les deux entretiens donnés par les fondateurs de l’Eïnophonie :